LES MONUMENTS

LE CHÂTEAU

 Monument phare de Rochefort-en-Terre, le château est ouvert au public de Mai à Septembre. Le musée évoque l’histoire de la propriété où sont rassemblés coiffes bretonnes et objets traditionnels de la vie rurale, peintures et collections diverses. La visite du musée se poursuit par celle du parc du château.

En juillet 1793, le château est démoli par les armées républicaines. Seul le corps de bâtiment, abritant les écuries, est épargné, suite à une pétition du régisseur. Transformée à usage d’habitation, cette construction devient, en 1843, la résidence du docteur Juhel, un personnage pittoresque, que la mère de l’écrivain Gabriel-Louis Pringué surnomme le docteur Faust.

Les Juhel conservent la propriété jusqu’en 1907, date de sa revente au peintre américain Alfred Klots. Né à Saint Germain-en-Laye en 1875, dans une famille qui entretient des relations commerciales avec la France, le peintre découvre Rochefort-en-Terre en 1903. Il descend d’abord à l’Hôtel Lecadre, puis loue une partie de la demeure des Juhel. Du corps de bâtiments en équerre, bas et sans caractère architectural, Alfred Klots fait naître, par étapes successives, un nouveau château.

En premier lieu, il édifie avant la première guerre mondiale, une tour à la fonction des deux ailes. Entre 1925 et janvier 1927, il ajoute une autre tour à l’extrémité de l’aile sud et greffe sur les façades côté cour, des lucarnes d’époque gothique et renaissance provenant de la démolition du château de Keralio à Noyal Muzillac.

Ce château est aujourd’hui la propriété du Conseil Général du Morbihan.

 

LA COLLEGIALE

                                                  

Rochefort-en-Terre s’enorgueillit de posséder une des plus belles églises de la région. Construite aux 12ème et 16ème siècles, la Collégiale impressionne ses visiteurs avec sa façade de style gothique flamboyant et son clocher roman. Mais l’intérieur mérite également que l’on s’y attarde, notamment pour sa tribune composée de 16 panneaux sculptés, un retable polychrome de style baroque, un vitrail retraçant la découverte de la statue de la Vierge dans un tronc d’arbre …
Excentré par rapport au coeur de la cité, ce bel édifice composite de granit et de schiste dresse sa tour carrée non loin des deux seules portes conservées de Rochefort. Elevé au 12ème siecle, il ne reste que cette tour de style roman.

 

Quelques modifications :
Par la suite, l’église va connaître de nombreuses modifications. En 1498, le petit sanctuaire roman est transformé en collégiale.
La façade nord est entièrement reconstruite en gothique flamboyant en 1533.
Une croix calvaire, offerte par Claude Ier au début du 16eme siècle, est également érigée au milieu du cimetière.

Au 17eme siècle, " siècle de la vierge ", la vocation de centre de pèlerinage de Notre-Dame de la Tronchaye se renforce sensiblement.
A cette même époque le vaisseau est pourvu d’une nef supplémentaire au sud.
D’autres travaux sont réalisés au 19eme siècle, mais il faut attendre 1924 pour que l’intérieur de l’église prenne son aspect actuel.

Sa façade :
La façade Nord, achevée en 1533, est agrémentée de quatre pignons de style flamboyant. La tour fortifiée, montée en pierre de schiste, est coiffée d’une toiture à lucarnes ornées de fléchettes. Elle arbore aux angles de curieux dieux cornus, sortes de boeufs, aux attributs en forme de serpent, que l’on retrouve sur un pignon et sur un pinacle d’une lucarne de la maison à tourelle de la Grande- Rue.

A l'intérieur :
Ouverte au public tout au long de l'année l'intérieur de la collégiale offre à ses visiteurs quantité de curiosités : des sablières ornées de figures grimaçantes, une tribune formée de 16 panneaux de bois finement sculptés. On y remarque également un grand retable en bois baroque (17ème siècle) où l'on observe la statue de Notre Dame de la Tronchaye devenue noire à la suite d'un traitement de conservation.

Vous pouvez en outre vous laisser conter l’histoire de la découverte de la statue de la vierge dans un tronc d’arbre creux grâce à un vitrail situé à la droite du retable. C’est à l’emplacement de cette découverte qu’aurait été érigée la 1ère église, pouvant ainsi expliquer l’emplacement pour le moins original de l’édifice sur un terrain pentu et présentant sa façade principale au Nord. La collégiale renferme également un retable en granit et tuffeau polychrome baroque démonté et rehaussé sur un mur de l’arrière chœur en 1924.

 

Le lavoir, le calvaire, les chapelles

Hormis ses monuments phares tels le château et la collégiale, Rochefort-en-Terre possède également un ensemble d’édifices de plus petite taille mais dont l’intérêt n’est pas moindre. Lavoir, calvaire, chapelles contribuent au charme de notre petite cité de caractère.

  

LE LAVOIR

Il est alimenté par le ruisseau de l’étang du Moulin Neuf.  Lors des grandes lessives, les femmes sont munies de leur « carrosse », boîte en bois garnie de paille pour protéger leurs genoux

A signaler l’éclairage particulier du lavoir tous les soirs de l’été, à la tombée de la nuit, grâce à la mise en place des Chemins Lumineux. A côté de ce lavoir communal, se trouve un autre petit lavoir privé.

 

 

 

LE CALVAIRE

C’est un des plus beaux spécimens des croix- panneaux spécifiques de cette partie de haute Bretagne (sculptées sur ses quatre faces). Véritable livre d’images de l’époque, il présente trois étages de sculptures. Sur le socle de Nord au sud, six scènes de la vie du Christ :

* L’arrestation du Christ/ Le baiser de judas
* La flagellation
* Le portement de croix
* La mise en croix
* La descente aux enfers
* L’Ascension

Sur le fût quatre motifs :

* St Pierre, reconnaissable à sa tiare et à sa clef (est)
* St Paul portant les épîtres et l’épée qui lui tranchera la tête (ouest)
* St Jean Baptiste, à droite, présentant le médaillon de l’agneau de Dieu (nord)

*St Jacques, avec son chapeau, sa besace et son bâton de pèlerin mais sans sa coquille (fait assez rare) (sud) : nous sommes ici sur une des étapes menant les pèlerins de Paimpol à Nantes où ils embarquaient pour ST Jacques de Compostelle

Enfin, la croix représente le Christ en croix sur une face, et la descente de la croix sur l’autre face. Le calvaire serait le seul en Bretagne à représenter la passion et l’Ascension du Christ.

  

 

 

    

                              LA CHAPELLE SAINT-ROCH

Il s’agit d’une chapelle de la trêve de Pluherlin qui a été construite en 1527, en exécution d’un voeu fait par la population décimée par la peste.

En 1793, elle fût détruite par le chef révolutionnaire Le Batteux qui s’illustra comme chef de la « colonne infernale » et qui sema la terreur de Redon à Vannes.

La chapelle sera reconstruite en 1854 dans le style ogival par le curé Marot.  

   

           LA CHAPELLE SAINT-MICHEL DE LA GRÊLE

Elle est située au bout de la place Saint Michel (ancien champ de foire). Il s’agit d’une chapelle datant du 17ème qui fut rénovée au début du 20ème siècle. Une loggia fut rajoutée en 1925 pour le couronnement de Notre Dame de la Tronchaye (Sainte Patronne de la Collégiale de Rochefort-en-Terre). A l’origine sur ce lieu situé à l’extrémité est de l’éperon rocheux du bourg neuf, se dressait le prieuré de la Grêle Notre Dame de Montjoie (dépendant de l’abbaye de Redon).